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Resurfaçage de la hanche

Pourquoi un resurfaçage ?

L’arthrose (ou usure du cartilage) ne guérit pas spontanément et est irréversible. L’aggravation se fait de manière progressive entrainant une limitation progressive des activités : limitation du périmètre de marche et des mobilités, boiterie et marche de plus en plus difficile nécessitant parfois le port d’une canne.

Le traitement médical devient alors inefficace.

Quand le handicap est important et vous empêche d’avoir une vie normale, il est logique d’envisager la mise en place d’une prothèse totale de hanche.

Le resurfaçage est un type particulier de prothèse de hanche. Cette solution peut permettre de reprendre des activités sportives nécessitant des grandes amplitudes articulaires (danse, karaté..). Le resurfaçage représente une alternative chez le sujet jeune et actif. Il diffère surtout par la conservation de la tête et du col. Cette solution n’est indiquée et surtout n’apparait fiable que dans des cas bien définis.

Ces informations vous seront expliquées par le chirurgien qui discutera avec vous l’indication.
Le resurfaçage est généralement contre-indiqué ou déconseillé dans un grand nombre de cas : inégalité de longueur des membres inférieurs, obésité, nécrose étendue de la tête fémorale, insuffisance rénale, femme en âge de procréer, allergie aux métaux…

C’est évidemment le patient qui fait le choix d’une intervention. Le chirurgien vous aidera à comprendre les avantages et les inconvénients que représente cette option.

Le but de l’opération est de supprimer les douleurs et de récupérer les mobilités permettant de reprendre une marche, une vie normale et vos activités sportives.

Comment se déroule un resurfaçage de la hanche?

Le resurfaçage est une prothèse totale de hanche et consiste comme la prothèse conventionnelle à remplacer les 2 surfaces articulaires dépourvues de cartilage par des composants artificiels s’articulant ensemble. L’intervention est menée sous anesthésie locorégionale (rachianesthésie) ou générale. C’est l’anesthésiste qui décide avec vous de la meilleure solution en fonction de votre état de santé en consultation pré-anesthésique.

Une incision est pratiquée au niveau de la fesse.
L’articulation est exposée en écartant les muscles.
A la différence d’une prothèse conventionnelle, le col et une partie la tête du fémur sont conservés.
La surface de la tête est fraisée sur quelques millimètres pour recevoir la tête prothétique en métal. La cupule qui s’articule avec la tête est insérée dans le bassin selon les mêmes modalités qu’une prothèse conventionnelle.

Le resurfaçage est un couple de frottement de type métal-métal de grand diamètre c’est à dire qu’à la différence d’une prothèse conventionnelle le diamètre de la tête prothétique est proche de l’anatomie du patient. Cela confère une stabilité accrue de l’articulation.

L’intervention dure en moyenne 1 heure.

Quelles sont les suites opératoires habituelles d’un resurfaçage de la hanche ?

Les suites opératoires sont les mêmes qu’une prothèse de hanche conventionnelle.

L’hospitalisation dure 5 à 6 jours en moyenne.

Un traitement intraveineux pour la douleur sera mis en place immédiatement en post-opératoire et adapté en fonction de la surveillance.

Le lendemain de l’intervention, vous serez assis au fauteuil et recommencerez à marcher 24 ou 48 heures après l’intervention. L’équipe médicale vous expliquera les mouvements à éviter pendant la phase de cicatrisation. La sortie est possible quand vous êtes capable de vous déplacer avec les cannes et que vous aurez pratiqué les escaliers.

Il n’y a pas de nécessité, sauf cas particulier, d’aller dans un centre de rééducation.
Des séances de rééducation seront réalisées en ville.
La conduite automobile est en moyenne autorisée 3 semaines après l’intervention parfois plus tôt.
La reprise du travail varie de 2 semaines (travail sédentaire) à 2 mois en cas de travail physique.

Quels sont les risques et complications d’un resurfaçage de la hanche ?

Il existe des risques communs à toute intervention chirurgicale.

En dehors des risques liés à l’anesthésie, certains risques sont plus spécifiques à la réalisation d’une prothèse de hanche :

Un hématome peut se produire : il est fréquent mais nécessite rarement une évacuation chirurgicale ou une transfusion. La survenue d’une infection est rare (moins de 1%) mais nécessite des traitements lourds. Elle nécessite un lavage chirurgical de la prothèse. Un traitement antibiotique est alors mis en place pendant plusieurs semaines. Un changement de la prothèse peut être parfois nécessaire. Certains facteurs favorisants sont recherchés avant l’intervention : infection dentaire, urinaire, pulmonaire, diabète.

Une atteinte des nerfs à proximité de la zone opérée est exceptionnelle pendant l’intervention mais peut entrainer une perte partielle de la sensibilité et de la motricité de la jambe.

Les phlébites et embolies pulmonaires sont les conséquences de caillots de sang se bloquant dans les veines de la jambe et la cuisse. Les phlébites sont fréquentes mais il s’agit souvent de « petites phlébites » qui amènent simplement à prescrire des anticoagulants plus longtemps. L’embolie pulmonaire est beaucoup plus rare et correspond à la migration de ces caillots dans les veines pulmonaires.

Le risque de luxation (déboitement de la prothèse) est extrêmement réduit dans le cas d’un resurfaçage mais reste théoriquement possible.

Certaines complications sont plus spécifiques du resurfaçage dont certaines encore mal connues :

Les fractures du col fémoral nécessitent lorsqu’elles surviennent une reprise chirurgicale par une prothèse conventionnelle.

Le resurfaçage utilise un couple de frottement entre 2 surfaces métalliques. Certains cas de frottements anormaux provoquent une usure. Des ions métalliques sont alors libérés dans l’articulation et dans la circulation sanguine.
Elles peuvent être à l’origine de réactions immuno-allergiques. La libération de particules ioniques a été décrite comme pouvant être à l’origine de cancers : cela n’a jamais été prouvé.

Certains facteurs ont été identifiés et doivent être pris en considération dans l’indication d’un resurfaçage de la hanche:

Anomalie de positionnement de la cupule dans le bassin ce qui souligne la nécessité d’une technique de pose parfaite.

Certains types d’implants commercialisés présentent un taux plus important de ce type de complications et ont été récemment retirés du marché.

A l’heure actuelle le resurfaçage fait l’objet d’une surveillance accrue et plusieurs alertes ont été émises en Europe, aux Etats unis et en Australie. L’incidence pour l’instant faible de ces complications doit amener à mesurer les indications et une étroite surveillance périodique annuelle chez les patients implantés afin de les dépister et les traiter.

Cette liste n’est pas exhaustive. Votre chirurgien évaluera avec vous le rapport bénéfice/risque de cette intervention dans votre cas particulier et se tient à disposition pour tout renseignement complémentaire.

Quels sont les résultats attendus d’un resurfaçage de la hanche ?

Les résultats sont globalement identiques à la prothèse totale de hanche. Toutefois, la conservation du col présente certains avantages comme la possibilité de réaliser des mouvements de grandes amplitudes et une meilleure reprise théorique des activités sportives les plus exigeantes. Les inégalités de longueur des membres inférieurs sont inexistantes.

Comme la prothèse conventionnelle, les résultats sont souvent très satisfaisants aboutissant à une disparition des douleurs et à une récupération rapide des mobilités articulaires avec une marche normale. Plus de 80 % des patients oublient leur hanche à terme comme si il n’y avait pas eu d’opération.

La reprise des activités sportives se fait progressivement selon les conseils de votre chirurgien. L’ensemble des activités sportives est autorisé.

La survie de ce type de prothèses est encore difficile à préciser puisqu’il s’agit d’une technique récente et le recul est encore insuffisant (environ 10 ans).

Au total, plus de 95 % des patients sont satisfaits ou très satisfaits de l’intervention.

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