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Lésions tendineuses

Qu’est ce qu’une tendinite ou tendinopathie ?

Les tendinopathies appelées souvent à tort « tendinite « correspondent à des atteintes de degré variable des tendons.

Les tendons sont des structures solides, élastiques et fibreuses qui prolongent le muscle et s’attachent sur l'os. Ils sont entourés d’une membrane synoviale qui comme dans les articulations produit un liquide visqueux favorisant les glissements.

Il est composé d’une jonction avec le muscle (myo-tendineuse), d’un corps et d’une attache sur l'os appelée insertion ou enthése. Chacune de ces parties du tendon peut être concernée par des lésions. On parle ainsi de tendinopathies corporéales ou d’insertion : le terrain, l’évolution et le traitement sont souvent différents en fonction du type de lésion. Quand il existe une inflammation associée de la synoviale on parle de ténosynovite.

Les tendinopathies sont très fréquentes au niveau des articulations du genou et de la cheville et dans une moindre mesure au niveau de la hanche. Elles touchent particulièrement le sportif mais peuvent pour certaines concerner les sujets sédentaires à partir de l’âge de 40 ans.
Au genou, on retrouve fréquemment une atteinte du tendon rotulien ou patellaire chez le sportif qu’elle soit corporéale ou d’insertion. La tendinopathie d’insertion du tendon quadricipital est également fréquente.
A la cheville les tendinopathies du tendon d’achille sont très fréquentes et peuvent toucher le corps et l’attache du tendon à l‘os du talon : le calcanéum. Les autres tendons de la cheville peuvent également être atteints comme la tendinopathie fissuraire des péroniers.
Enfin, les atteintes des tendons à la hanche sont surtout représentées par la classique tendinopathie d’insertion des adducteurs appelée pubalgie surtout présente chez le footballeur.

Quelles sont les causes des tendinopathies ?

Le tendon est une structure qui s’adapte aux contraintes qu’on lui impose de manière progressive. Sa structure se modifie avec l’âge et l’état nutritionnel.

Les lésions rencontrées en cas de tendinopathies peuvent prendre plusieurs formes anatomiques (nodules, fissure intra-tendineuse, épaississement, calcifications) et sont secondaires à des micro-ruptures au sein de la structure tendineuse en réponse à une contrainte mécanique non adaptée.

Ces lésions se rencontrent chez le sportif en raison d‘un surmenage (efforts intensifs et répétés) ou par défaut de préparation à l’effort (étirement ou échauffement insuffisant). Elles peuvent être également liées à un geste technique inadapté ou une mauvaise position (chaussures inadaptées/ troubles statiques non corrigés).

Les lésions tendineuses peuvent également se rencontrer chez le sujet non sportif à partir d’un certain âge (en général après 40 ans) et sont généralement liées au vieillissement du tendon.

Certaines de ces lésions peuvent être favorisées par des défauts anatomiques pouvant être corrigés comme par exemple un conflit avec une excroissance osseuse ou une anomalie osseuse (ex: calcanéum trop vertical dans les tendinopathies d’insertion du tendon d’achille, pointe de la rotule agressive).

Certains facteurs d’ordre général peuvent favoriser l’apparition d’une tendinopathie comme le surpoids, une maladie métabolique comme la goutte, une mauvaise hydratation.

Certaines formes de tendinopathies sont secondaires à des maladies de l’enfance atteignant le cartilage de croissance et pouvant laisser persister des symptômes à l’âge adulte comme la très fréquente maladie d’Osgood-Schlatter intéressant l’attache ou insertion du tendon rotulien sur le tibia.

Quels sont les symptômes et les conséquences d’une tendinite ?

Les symptômes sont le plus souvent typiques : des douleurs apparaissent à l’échauffement et à la fin de l’effort obligeant le plus souvent à restreindre ses activités.
Des sensations d’accrochage sont possibles.
D’autres signes sont plus spécifiques en fonction du tendon concerné (ex : difficulté au chaussage dans les tendinopathies d’insertion du tendon d’achille)
Dans des stades évolués les douleurs surviennent à la moindre sollicitation du tendon.

Lorsque le tendon est situé sous la peau une tuméfaction ou une augmentation de volume du tendon est souvent retrouvée (ex : tendinopathie d’Achille.)

A l’examen des douleurs sont provoquées à la palpation et à la mise en tension du tendon concerné.

L’examen clinique est généralement suffisant pour établir le diagnostic et apprécier le stade d’évolution.

Des radiographies sont souvent prescrites si une anomalie osseuse est suspectée. L’échographie et l’IRM permettent de préciser les lésions intra-tendineuses.

Quelle est l'évolution habituelle des tendinopathies ?

La guérison est souvent obtenue avec un traitement adapté dans des délais de 6 semaines pour les stades débutants.
Elle est parfois plus difficile à obtenir et le délai peut s’étendre bien au delà d’un an si les lésions sont installées depuis longtemps.
Ce délai long est souvent secondaire à un traitement inadapté.

Dans les stades évolués une rupture tendineuse peut survenir. Celle ci peut néanmoins survenir sur un tendon sain et lors d’un traumatisme important.

Quelles sont les solutions ?

Le traitement médical permet dans la très grande majorité des cas de traiter ces pathologies sans séquelle.

Le but étant d’aider le tendon à cicatriser tout en le sollicitant de manière progressive pour le renforcer.

Le repos doit être observé et les activités doivent être aménagées.
Il n’y a pas de guérison sans arrêt des activités sportives si les lésions sont évoluées.

L’immobilisation par un plâtre doit être exceptionnelle et surtout utilisée dans les lésions très douloureuses au stade de début.

Il repose surtout sur des traitements physiques réalisé par le kinésithérapeute qui réalise des massages transverses profonds des lésions et un protocole de renforcement musculaire dit excentrique. Parfois, il peut être proposé des ondes de chocs.

Lorsque ces traitements sont inefficaces après un délai d’évolution suffisant et dans certains types de lésions d’autres thérapeutiques peuvent être indiquées pouvant faire appel au chirurgien. De façon générale, le recours à la chirurgie est rare dans ces pathologies.

Les injections de concentrés plaquettaires ont récemment été introduites dans l’arsenal thérapeutique.

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